« Oflag VII B Eichstätt | Main | Oflag X C Lübeck »
dimanche, 09 novembre, 2008
[OFLAG VIII C Juliusburg]
Description du Camp
Historique du Camp
- 1939
- 1940
- 1941
- 1942
- 1943
- 1944
- 1945
Les Hommes du Camp
- Les Prisonniers
- Les Gardiens
- Les Réfugiés et les Passants
- Les Alliés
La Vie dans le Camp
- L'Organisation des Services
- Le Chauffage
- Le Service Santé
- Manger
- Les souffrances des Prisonniers: subir
- Les Colis
- Ecrire
- Informer et s'informer
- Métiers autorisés
- Commerce, Marché noir, Solde
- Le Service religieux
L'Utilisation des Loisirs, la Lutte contre l'Ennui
- Lire
- Formation
- Sports
- Arts
- Jeux
Résister
- Patriotisme, Moral, Fronder
Edited on: dimanche, 09 novembre, 2008 5:03 PM
Categories: Oflag VIII C Juliusburg
samedi, 08 novembre, 2008
OFLAG VIII C Juliusburg | Plan du Camp
Jean CHARLES (Lettre du 09/10/2003), de la 3e fournée
Rez-de-chaussée (croquis):
Etage (croquis):
OFLAG VIII C Juliusburg | Localisation du Camp
Jean CHARLES (Lettre du 09/10/2003), de la 3e fournée
JULIUSBURG, aujourd'hui DOBROSZYCE, est un village silésien (les soldats allemands disaient "ein Kaff", ce qu'on peut rendre par "un trou", un "bled"), qui se trouve à quelque 10 km au Nord de OELS; OELS se trouve à quelque 35 km à l'Est-Nord-Est de BRESLAU, aujourd'hui WROCLAW.
En 1940, la frontière germano-polonaise passait à quelque 30 km à l'Est de OELS. La gare de JULIUSBURG était sur la ligne de chemin de fer OELS-KROTOSZYN (qui était en Pologne)-POSEN (aujourd'hui POZNAN). C'est par là que nous sommes arrivés de HAMMERSTEIN (aujourd'hui CZARNE) par SCHNEIDEMÜHL (aujourd'hui PITA).
Depuis 1945, c'est la ligne ODER-NEISS, qui coupe la ville de GÖRLITZ (ZGORZELEC à l'Est) à quelque 150 km à l'Est de BRESLAU, qui forme la frontière germano-polonaise.
JULIUSBURG était donc en Allemagne en 1940. Le déplacement de la frontière à l'Est en fit un village polonais
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 5:16 PM
Categories: Oflag VIII C Juliusburg
OFLAG VIII C Juliusburg | Type de Camp
Le camp de Juliusburg était un camp pour officiers (Offizierlager) prisonniers de guerre.
Il était rattaché à la région militaire WK VIII (Wehrkreis) de Breslau (actuellement Wroclaw, Pol.)
OFLAG VIII C Juliusburg | Description du Camp
Jean CHARLES (Lettre du 09/10/2003), de la 3e fournée
Le camp était un orphelinat appelé "AMALIENSTIFT" (Fondation Amélie) et tenu par des soeurs catholiques, lesquelles exploitaient une petite ferme avec l'aide des orphelins qui restaient et d'un ou deux ouvriers.
Le bâtiment principal comportait trois ailes, dont deux étaient occupées par les prisonniers et les services allemandes. La compagnie de garde logeait dans une baraque hors de la clôture des barbelés, près de l'entrée des bâtiments de la ferme.
OFLAG VIII C Juliusburg | Les Prisonniers
correspondance du KG Raymond TASSIER (première fournée) +Le courrier des prisonniers de Guerre belges par J.Oth (seconde fournée)
Partie de KALMHOUT (Belgique, Province d'ANVERS, au nord d'ANVERS, près de BRASSCHAAT) le 28 mai, une première fournée de quelques centaines de Belges arriva à JULIUSBURG dés le 5 juin 1940, après un court séjour au camp de passage (Dulag) de BOCHOLT. Ces hommes furent par la suite expédiés à l'Oflag III-B (TIBOR, auj.CYBORG) le 9 août 1940.
Après le départ de la première fournée, une seconde, 65 Hollandais de l'Armée d'Indonésie, fut ensuite logée à Juliusburg à partir d'août 40.
Une troisième fournée arriva le 13 octobre 1941. Cet arrivage provenait de HAMMERSTEIN (qui hébergea des officiers alors qu'en tant que Stalag, il était en fait réservé à des militaires en dessous du rang d'officier). Il avait voyagé par NEUSTETTIN, JASTROW, SCHNEIDEMÜHL, POSEN (auj.POSNAN). La plupart séjournèrent à JULIUSBURG jusqu'en septembre 1941.
A partir d'octobre 1940 donc, l'Oflag VIII-C comptait 463 prisonniers de guerre : 323 officiers belges, 65 officiers hollandais, 84 ordonnances belges, sous-officiers ou soldats.
SLT Paul HERMAND, Souvenirs biographiques : Archives de son frère, Adrien HERMAND "Prisonniers hollandais Ofl.VIII-C"
(NB : Les ajouts provenant d'autres sources sont écrits entre parenthèses)
Source : Sous-Lieutenant Jean CHARLES
Cette photo est fort étrange : je pense qu'il s'agit d'un groupe d'officiers hollandais, photographié avant notre arrivée à Juliusburg, probablement en août ou septembre 1940 ; dans le fonds brumeux, on peut deviner les bâtiments de l'Oflag VIII-C.
Nous n'eûmes, quant à nous, jamais l'occasion d'aller nager, comme on le voit sur la photo.
(Ces officiers hollandais étaient encore là quand nous sommes arrivés)
Ils faisaient partie de l'armée d'Indonésie : Java, Sumatra, Bornéo, etc., colonie hollandaise à l'époque. C'est parce qu'ils faisaient partie de cette armée qu'ils se trouvaient encore en captivité ; en effet, tous les militaires de l'armée métropolitaine hollandaise avaient été libérés par les Allemands. Plusieurs de ceux qui étaient là étaient des sangs-mêlés ; ils manifestaient à l'égard des Allemands, un formidable esprit de résistance ; leur armée, à ce moment, était en effet, libre, là-bas aux antipodes : elle serait bientôt attaquée par les Japonais et son sort serait terrible.
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 2:51 PM
Categories: Oflag VIII C Juliusburg
OFLAG VIII C Juliusburg | Les Colis
COLIS PERMIS - COLIS INTERDITS
Copie littérale d'un avis dactylographié transmis par les PG de l'oflag VIII C en annexe à leurs lettre à leurs familles (juin 1940)
source: Lettre du Lieutenant Raymond TASSIER à son épouse, en date du 22 juin 1940
A V E R T I S S E M E N T !
Pour éviter que des articles sujets à la confiscation soient envoyés aux prisonniers de guerre par leurs proches parents, voici une liste d'articles dont l'envoi est permis ainsi qu'une de ceux dont l'envoi n'est pas permis..
Articles dont l'envoi est permis:
Vêtements militaires, chaussure, linge, vivres de toute sorte, denrées et raffraichissement de toute sorte;
Tabac à fumer et à mâcher, cigares, cigarettes, pipes, chewing-gum, articles cosmétiques / à l'exception de ceux mentionnés en bas / ;
jeux d'amusements, cartes à jouer, livres.
Articles dont l'envoi n'est pas permis:
Vêtements civils pour prisonniers de guerres militaires, robes de chambre qui peuvent servir de vêtements civiles de sortir;
écharpes sanitaires pour des personnes pas autorisées;
armes, outils semblables à des armes, grands couteaux de poche, ciseaux (grands), munition et matières explosives, alcool et boissons alcooliques;
Encre, plumes d'acier, tuyaux à écrire, stylos, charbon et papier à calquer;
Boussoles, sacs à dos, cartes géographiques, appareils photographiques, lunettes, loupes, lampes électriques, briquets, mèches de toute sorte, bougies, alcool ferme, matières inflammables, appareils de chauffage;
Pièces de rechange pour appareils téléphoniques et de T.S.F./ d'emission et de réception/; articles pharmaceutiques en forme quelconque, vaseline en tubes, ammoniaque (ferme ou solu), lotions capillaires, eau dentifrice, pâte dentifrice, parfums, crême à cirer, limonades, produits chimiques, acides;
Livres et imprimés d'un caractère reprochable ou indécent, journaux étrangers, livres avec des cartes de cartothèque;
porte-cigares en papier, carnets, papier à lettres, cartes postales.
Argent et monnaie étrangère.
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 2:45 PM
Categories: Oflag VIII C Juliusburg
OFLAG VIII C Juliusburg | 1940
Les Prisonniers belges de l'Oflag de Juliusburg : Première fournée
Correspondance et notes du Lieutenant Raymond TASSIER;
Témoignage du Sous-Lieutenant Jean CHARLES, lettre du 9/10/2003
Partie de KALMHOUT (Belgique, Province d'ANVERS, au nord d'ANVERS, près de BRASSCHAAT) le 28 mai, une première fournée d'à peu près 400 Belges arriva à JULIUSBURG dés le 5 juin 1940. Auparavant ils avaient séjourner brièvement au camp de passage (Dulag) de BOCHOLT. De BOCHOLT, ils furent acheminés en chemin de fer (wagons voyageurs de 3e classe), via WESEL -ESSEN - DORTMUND - HALLE - KASSEL - LEIPZIG - DRESDE et BRESLAU, auj.WROCLAW. Ce voyage dura environ 36 heures ( de l'embarquement le 3 juin à 14H30 au débarquement le 5 juin à 2H00 du matin). A l'arrivée, les voyageurs subirent encore une demie heure de marche et terminèrent la nuit dans le " futur " réfectoire : une grande salle garnie de tables et de bancs. Ils achevèrent la nuit sur le plancher, jusqu'à 6H00 du matin.
Source : Sous-Lieutenant Jean CHARLES
Cette photo a été prise dans ce réfectoire de l'Oflag VIII-C où dormèrent péniblement les premiers arrivants belges à Juliusburg. L'image date probablement de 1941 et montre des officiers belges de la seconde fournée. On distingue, à gauche, au premier rang, le col romain d'un aumônier. Au fond du réfectoire, on aperçoit un tableau noir avec une ordre de passage " à la photo ".
Après un séjour de deux mois à JULIUSBURG, la première fournée, dont faisait partie notre témoin R.TASSIER, fut expédiée à l'Oflag III-B (TIBOR, auj.CYBORG) le 9 août 1940.
Restèrent alors à JULIUSBURG une vingtaine de soldats belges (astreignables à divers travaux et que les Allemands appelaient des " Ordonnanzen ") et 4 ou 5 aumôniers militaires français (dont un israëlite). Ces aumôniers furent, dans la suite, rapatriés ou envoyés dans un autre camp.
Les Prisonniers belges de l'Oflag de Juliusburg : Seconde fournée
Témoignage du Sous-Lieutenant Jean CHARLES, lettre du 9/10/2003
Notes biographiques du Sous-Lieutenant Paul HERMAND
Une deuxième fournée d'environ 400 officiers belges parvint à JULIUSBURG, entre fin septembre et le 13 octobre 1940. Cet "arrivage " provenait de HAMMERSTEIN (lequel Stalag avait hébergé ces officiers malgré son statut nominal de camp réservé à des soldats). Les nouveaux avaient voyagé par NEUSTETTIN, JASTROW, SCHNEIDEMÜHL, POSEN (auj.POSNAN).
En décembre 1940, les Allemands renvoyèrent en Belgique les officiers de réserve flamands, à la grande satisfaction des libérés, mais aussi au grand dam, on le comprendra, des officiers d'active non-libérés, un peu jaloux certes, mais aussi compréhensifs de la joie des élus. La photo ci-après représente très probablement les Flamands qui purent rejoindre ainsi la Belgique. Elle date donc de décembre 1940 au plus tard. Le groupe pose devant l'entrée principale de l'établissement hébergeant l'Oflag VII-C (Amalienstift).
Source : Jacques STEYAERT, fils du Lieutenant Albert STEYAERT
Les autres Belges de la 2ème fournée pour la plupart séjournèrent à JULIUSBURG jusqu'en septembre 1941. Après le départ des Flamands libérés, l'Oflag VIII-C compta environ 470 prisonniers de guerre : 323 officiers belges, 84 ordonnances belges, sous-officiers ou soldats, plus 65 Hollandais de l'Armée d'Indonésie (Koninkllijk nederlands-indisch Leger, K.N.I.L. en abrégé.), venus d'abord complèter l'effectif du camp, mais renvoyés ensuite (printemps 41) dans un autre camp pour être remplacés encore une fois par des officiers belges venus de PRENZLAU cette fois.
Ci-dessous une photo des Hollandais. De sang-mêlé souvent, ces prisonniers témoignèrent d'un excellent esprit de résistance à l'épreuve. La photo montre que certains prisonniers étaient admis à la baignade à proximité du camp (mais tous n'eurent pas cette aubaine). On voit le bâtiment de l'Oflag se profiler derrière le groupe photographié.
Source : Sous-Lieutenant Jean CHARLES
Quant aux officiers belges restés à JULIUSBURG, ils y demeurèrent jusqu'en août 1942. A ce moment là, ils furent dirigés sur HAMBOURG (Fischbeck, Oflag X-D) et ensuite, pour ceux de l'active, sur PRENZLAU (Oflag II-A).
En voici 4 posant devant la porte principale (comme les Flamands ci-dessus). Remarquons le pantalon marqué au bas du signe " KG " (Kriegsgefangen).
Source : Sous-Lieutenant Jean CHARLES
Debout, de gauche à droite, les SLT d'active VAN THOUROUT Albert, 98AG, LEURQUIN Georges, 96AG, et FLAMENT Fidèle, 96AG
Assis et exhibant l'inscription " Kgf. " sur le pantalon de son camarade, le SLT d'active DE RYCKER Paul, de la 98AG. La photo est prise devant la même porte que celle des officiers flamands ci-dessus.
On note la jeunesse de ces prisonniers.
"En wallon de Charleroi, djone.nesse a malvô (Jeunesse gaspillée)"
Titre d'un livre de Willy Bal
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 3:25 PM
Categories: L'Histoire, Oflag VIII C Juliusburg